28 mars 2011

l'oeuf de la tortue

La semaine dernière, les éditions de La Découverte ont publié mon premier livre, Cuba. Histoire, société, culture.



Le temps que j'ai passé dessus au cours des derniers semestres est inversement proportionnel à mon activité sur le blog, et c'est peu dire !
Ce livre fait partie de la très intéressante collection "Les guides de l'état du monde", lancée en 2007 : ni guide touristique, ni récit à la première personne, il s'agit du pari de rendre un pays familier au lecteur, dans toutes ses dimensions – historique, sociale, culturelle, mais aussi politique, économique, géographique, religieuse, démographique... Le tout dans un style qui ne soit pas académique, et cependant le plus précis possible.
Comme lectrice, j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir les quelques pays déjà publiés (Maroc, Egypte, Brésil, Inde, Australie, Espagne, Mexique et Thaïlande).

Je vous laisse ci-dessous un avant-goût, avec le sommaire. Et pour ceux qui voudraient feuilleter les premières pages de l'approche, c'est .

1. « Un long lézard vert aux yeux de pierre et d’eau »
L’Ouest, la « belle au bois dormant » - Le centre prospère - El Oriente, berceau des révolutions et Santiago, capitale oubliée - À la découverte de « l’intérieur » - D’une rive à l’autre : Miami, ville cubaine

2. « Havanité des havanités… »
Quartiers d’histoire - Une capitale anachronique - Le Malecón, un banc sur la mer - La crise aiguë du logement, entre « barbecues » et « pose-toi là » - Sans transports, peu de banlieue

3. Couleurs cubaines
L’anéantissement des Indiens taínos - L’esclavage le plus long - Cuba, terre promise pour les Espagnols - Les coolies, esclaves chinois et patriotes cubains - Le racisme en héritage - Cuba vieillit

4. De l’Amiral au Comandante, de Colomb à Castro
La « clé du Golfe » - Sucre et tabac, personnages principaux de l’histoire cubaine - La dernière indépendance du continent… sous tutelle américaine - Coup d’État et guérillas : les violentes années 1950 - Fidel Castro, de l’avocat au guérillero

5. Une révolution plus grande que l’île
La révolution nationaliste se transforme en enjeu de la Guerre froide - Alignement mouvementé avec l’URSS - « Si loin de Dieu, et si près des États-Unis ! » - L’internationalisme revendiqué

6. L’État omniprésent
Une société quadrillée - Une économie hypercentralisée - L’État-providence, un paternalisme autoritaire - Le Parti est partout

7. Une « période spéciale » qui s’éternise
Brutale récession - Une ouverture économique limitée - Les douleurs du dollar, l’impact de la crise et des réformes - Le fidélisme : le pouvoir d’un seul homme

8. Et après Fidel ?
Une économie à bout de souffle - Les nouvelles voies du raulisme - Le pouvoir « vert olive » - Émergence d’une société civile

9. Entre lucha et choteo, Cuba au fil des jours
Un demi-siècle de rationnement - L’humour comme arme de basse intensité - Sexe au pays du machisme-léninisme - « Tout le monde s’en va »

10. Un pays schizophrène ?
Le monopole de l’information : le miroir déformé de la propagande - Un pays, deux monnaies - Militants « pratiquants mais pas croyants » : le triomphe de la double morale - Entre passé mythique et avenir radieux : l’art de l’attente

11. Opiums du peuple
Les catholiques, majorité silencieuse - La renaissance des orishas - Protestantismes en pleine expansion - Les francs-maçons, premiers combattants de l’indépendance - Les rituels révolutionnaires

12. « Nous, la musique »
Du son à la timba en passant par la salsa - La nueva trova, « bande originale de la révolution » - Rap, reggaetón, techno, nouvelles voix de la jeunesse

13. Culture et contre-cultures
« Dans la révolution, tout ; contre la révolution, rien » - L’ICAIC, phare du nouveau cinéma latino-américain - Du « réalisme merveilleux » au « réalisme sale » - Arts plastiques et arts de la scène, l’insolence tolérée

Repères chronologiques
Bibliographie
Index

Bonne lecture !

Update :
Le plaisir de découvrir cette critique enthousiaste du livre la semaine dernière dans Le Monde :

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Félicitations Tortue! Je parlais justement de toi.
Loula