15 février 2007

contre-espionnage

Pas beaucoup de temps pour écrire ces jours-ci, alors voici en passant quelques lignes du livre de Vazquez Montalban, Et Dieu est entré dans La Havane.
C'est paraît-il une blague que racontait à la fin de sa vie Barberousse, longtemps chef du contre-espionnage cubain. Ca m'a fait beaucoup rire.

Un espion de la CIA est envoyé par Reagan pour savoir ce qui se passe à Cuba. Il fait son rapport :
"Monsieur le Président,
il n'y a pas de chômage là-bas, mais personne ne travaille.
Personne ne travaille, mais toutes les normes de production sont remplies, à en croire les statistiques.
Les normes de production sont remplies, mais il n'y a rien dans les boutiques.
Il n'y a rien dans les boutiques, mais tout le monde mange.
Tout le monde mange, mais tous se plaignent sans arrêt qu'il n'y a rien à manger.
Les gens se plaignent sans arrêt, mais tous vont place de la Révolution acclamer Fidel.
Monsieur le Président, nous avons tous les éléments du dossier, mais nous sommes dans l'incapacité d'en tirer la moindre conclusion".

5 commentaires:

Nico a dit…

Excellent!

Anonyme a dit…

Ho lala !!! ça m'a vraiment fait rire !!!! MERCI ! c'est excellent !

lucho a dit…

entendu il y a peu près de la Plaza de Armas
quels sont les 3 grands succés de la révolution cubaine?
l'éducation pour tous, la santé pour tous, la culture pour tous.
Et quels sont les 3 grands échecs de la Révolution?
le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner!
merci pour tes trés jolis billets: tous ceux qui aiment Cuba la retrouvent telle qu'en elle-même, loin des mythes et des idées reçues.

Anonyme a dit…

la réalité est souvent par contre différente. La veille du 1er mai ,des membres du parti font le tour des maisons pour s'assurer que tout le monde va se lever le lendemain, ceux qui veulent garder leur travail ne doivent pas s'y soustraire. Le premier mai, levé à 2H00 du matin, prise en chagre par des bus de l'état pour aller sur la place de la révolution dès 5h00. La cérémonie commence à 7h00 et jusqu'à 1h00, un seul bout de pain, retour en fin d'après midi.
vive la révolution de la révolution

Anonyme a dit…

j'ai vécu à Cuba comme "residente permanente", mêmes droits, même devoirs que les Cubains et je n'ai jamais vu "des membres du parti font le tour des maisons pour s'assurer que tout le monde va se lever le lendemain, ceux qui veulent garder leur travail ne doivent pas s'y soustraire", etc. etc. et pourtant, je vivais dans un immeuble à Alamar et mes voisins étaient Cubains... chantal.